“Mbappé a raison, il faut arrêter de chipoter sur son travail défensif”
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Il ne s’agit peut-être pas de la meilleure saison pour débarquer au Real Madrid dans la peau d’un joueur à 140 millions d’euros, décrit comme une future star. L’écosystème autour du club n’a peut-être pas la patience nécessaire pour faire germer la graine Yan Diomandé. À commencer par le Bernabeu, encore échaudé par la saison dernière décevante dans le jeu comme dans les résultats, qui n’hésite pas à chahuter son équipe.
Des huées et des sifflets sont descendus des travées contre la Real Sociedad en Liga après l’égalisation en première période, contre l’Inter Milan en Ligue des champions à l’encontre de Vinicius qui a décidément du mal à peser sur les matches, puis à nouveau contre le Rayo Vallecano en championnat samedi, dans un match pourtant remporté 4-1.
Une première titularisation attendue et un peu décevante
C’est d’ailleurs sur cette rencontre comptant pour la 5e journée de Liga que Diomandé a connu sa première titularisation. José Mourinho l’a enfin placé dans son onze de départ. Et le résultat a quelque peu déçu. S’il a été largement appliqué défensivement dans son couloir droit, ce que lui demande expressément l’entraîneur portugais, il ne s’est toujours pas montré décisif malgré la domination madrilène.
Pire encore, il a souffert de la comparaison avec Arda Güler, excellent depuis le début de la saison. Le Turc a remplacé l’Ivoirien à la 72e minute et a livré un très bon dernier quart d’heure, jusqu’à signer une passe décisive pour Kylian Mbappé et le but du 4-1.
Heureusement pour Diomandé, Mourinho joue pour l’instant le paratonnerre et réclame de la patience. “Il ne lui manque rien, insiste le technicien. S’il était dans une équipe avec moins de joueurs à fort potentiel au lieu d’être au Real Madrid avec cet effectif, il serait probablement titulaire pendant 90 minutes à chaque match. (…) On parle aussi d’Arda, de Vinicius, de Brahim et, en janvier (la date estimée pour le retour de blessure du Brésilien), de Rodrygo. Être un titulaire indiscutable, c’est très difficile.”
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“On est loin du Mourinho qui défonce tout le monde” : Mourinho et le vestiaire amadoué
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De la patience, jusqu’à quand ?
Le message est clair, le “Mou” veut y aller petit à petit pour faire grandir Diomandé. Même si, le Portugais, dans son style caractéristique pas toujours très tendre, a déjà glissé un petit tacle à son joueur en conférence de presse. Tout en réclamant de la patience pour ce dernier, il l’avait qualifié de “trop jeune, trop naïf“.
La presse espagnole, elle, commence doucement à s’impatienter. Début septembre, As et Marca, les deux fleurons de la presse sportive madrilène, se fendaient d’articles décrivant un plan de Mourinho pour faire monter Diomandé en puissance et laisser du temps de jeu aux autres attaquants pour éviter toutes tensions dans le vestiaire. Mais après que Brahim Diaz lui a été préféré sur l’aile droite contre l’Inter, actant clairement son rôle de numéro 3 dans la hiérarchie, alors que Güler et Bernardo Silva étaient suspendus, et qu’il n’a toujours pas été décisif en sept apparitions, le ton a changé.
Dans une chronique parue au lendemain de la victoire contre le Rayo Vallecano, Marca écrivait ceci : ”Ce prix exorbitant va le poursuivre longtemps. Contre le Rayo Vallecano, Mourinho lui a donné sa première chance dans le onze de départ, et il n’a quasiment pas pesé sur le jeu. Car, et on en revient au prix, on est en droit d’attendre plus du joueur le plus cher de l’histoire que deux bonnes courses sur l’aile droite.” Chez As, on préfère mettre en avant la protection dont le joueur de 19 ans bénéficie encore à la Maison Blanche, pour le préserver de la pression et le laisser grandir tranquille. Il va falloir grandir un peu tout de même, car son poste est embouteillé au Real et pour l’instant, il attend à l’arrière de la file.











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